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Samedi soir, Bon Jovi a réchauffé un stade Roi Baudouin moyennement
rempli. Tube après tube, le groupe a démontré qu'il était toujours bien
vivant.
Le stade Roi Baudouin était loin d'être rempli
ce samedi soir à l'occasion du concert de Bon Jovi. Pourtant dès qu'il
croit apercevoir deux Mercedes se faufiler derrière la scène, le public
entre en transe.
Quelques secondes suffisent à Jon Bon Jovi et sa bande pour conquérir les fans soulagés de retrouver leurs idoles.
T-shirt
gris, veste en cuir et jeans noir, Jon Bon Jovi a retrouvé un style
sobre qui contraste avec la veste en python violemment bariolée, les
lunettes noires et les chaînes et crucifix en or de son guitariste de
toujours, Richie Sanbora. L'aîné de la bande, le batteur Tico Torres
tout muscles dehors semble en bonne forme (malgré ses 53 ans) tout
comme le claviériste David Bryan et sa légendaire coupe de cheveux
«caniche», dont la chemise ouverte offre une vue plongeante sur son
nombril.
Aux premiers rangs, les nanas n'en peuvent plus. Et même si le temps
est plutôt frisquet, Bon Jovi sait comment réchauffer l'atmosphère.
Habitué aux grands stades américains (qu'il remplit d'habitude assez
facilement), le chanteur s'adresse directement à la foule, sautille
dans tous les sens, donne le tempo en frappant dans ses mains... Bref,
la machine est bien huilée et Bon Jovi sait comment s'y prendre. Fan
absolu ou simple amateur, personne ne résiste et rapidement les mains
se lèvent, les têtes oscillent en rythme.
Il faut dire qu'après vingt-cinq ans de carrière, le groupe a de
nombreux tubes en magasin. Et il s'est fait un plaisir de les distiller
tout au long de la soirée.
You Give Love a Bad Name,
Raise Your Hands,
In These Arms,
Have a Nice Day... les titres s'enchaînent et l'ambiance monte en puissance jusqu'à l'entraînant
It's my Life immédiatement suivi de
Keep the Faithpour lequel Jon Bon Jovi remplacera sa guitare pour des maracas. C'est
également le moment choisi par Richie Sanbora pour tomber la veste.
Celui-ci s'en donne à coeur joie et file en bout de scène pour entamer
son solo pendant que David Bryan se déchaîne, une main sur chaque
clavier. Le groupe n'en est plus à un cliché près, il a décidé de nous
sortir l'album photo complet. Pour
Blace of Glory, Sanbora
enfile un joli chapeau de cow-boy de circonstance pendant que les
images de canyons arides défilent derrière les musiciens.
C'est le moment que choisit Jon Bon Jovi pour s'éclipser et laisser
le micro à son guitariste. Il reviendra quelques minutes plus tard.
Épongé, il a changé de tenue et entame un interminable
Bed of Roses.
La prestation jusque là enlevée prend un peu de plomb dans l'aile. Dans
les tribunes, les spectateurs se sont rassis. Il va être temps de
redonner un petit coup de peps à tout ça. Conscient du relâchement, Jon
Bon Jovi attaque
Last Man Standing. C'en est fini des guitares qui dégoulinent, place au rock! Après presque deux heures de show, le groupe entame l'attendu
Living on a Prayer. Difficile de faire mieux pour terminer.
Mais le public en veut plus. Bon Jovi reviendra donc pour titres dont
Wanted Dead or Alive et
Bad Medicinepour finir. Après plus de deux heures de show, les fans sont ravis. Ils
en auront eu pour leur argent et auront pu faire le plein de grosse
guitares en attendant le prochain passage du groupe chez nous.
+ Prolongez l'info dans L'Avenir, Le Jour, Le Courrier de ce lundi 16 juin.Fanny GUILLAUMEPhotos Jacques DUCHATEAU